
La cuillère Dany Hericourt
« L’objet brillant est sagement posé sur la table de nuit. Seren devrait prêter attention à son père, étendu sous un drap rose. Sa mort vient de les surprendre tous, elle et ses frères, sa mère et ses grands-parents. Pourtant son regard est happé par la cuillère en argent ciselé, à son chevet. Celle-ci n’appartient pas à la vaisselle de l’hôtel que gère sa famille au Pays de Galles.
Tandis que l’angoisse, haute comme un terril, pousse dans sa poitrine, la jeune fille se met à dessiner la cuillère, passionnément : le monde pourrait se dérober, l’énigme que recèle l’objet la transporte. Après un premier indice donné par son grand-père – le motif est semblable à celui d’un tastevin venu de Bourgogne -, Seren décide de traverser la Manche et de rouler dans la Volvo paternelle, volant à droite évidemment, sur les routes de France.
Beaucoup d’égarement, une bonne dose d’autodérision et un soupçon de folie l’aideront à se confronter à ce peuple étrange qui confond Gallois et Gaulois et lui ouvre la porte d’un château chargé d’histoire(s). Une quête loufoque dont le Graal, déjà en poche, sert à puiser émotions et souvenirs. »
Avis de Geneviève : « Je n’attendais rien de de roman, seul le titre étonnant m’avait interpelé.
L’écriture est classique mais le récit est fantaisiste, tendre, et parfois vraiment drôle. Il ne faut pas rechercher une cohésion de ce périple, ou pire une vérité. Les coïncidences sont les bienvenues dans ce récit un peu loufoque mais tellement charmant et rafraichissant.
Les quiproquos entre gallois et gaulois émaillent le livre et alternent avec des pensées, de la poésie et des dialogues avec les gens de France qui mèneront à de si jolies rencontres
Elle sortira grandie, adulte de ce périple en ayant diminué le « terril » cette angoisse qui l’oppresse depuis la mort de son père
J’ai bien aimé ce petit livre romantique et drôle. »

La volonté Marc Dugain
« »J’ai failli le rater de peu. Au moment où je l’ai vraiment connu et compris, où je l’ai vraiment aimé, où enfin j’allais pouvoir profiter de lui et de son estime, on me l’a arraché, comme si ce que nous devions construire ensemble nous était interdit. Je me suis épuisé tout au long de mon adolescence à lui résister, tuer le père qu’il n’était pas et quand il s’est révélé être lui-même, il est mort pour de bon. Il est parti avec le sentiment d’avoir réussi tout ce qu’il avait entrepris, de n’avoir cédé à rien ni à personne. »
C’est le livre le plus personnel de Marc Dugain. Il retrace le destin de son père, cet homme du XXᵉ siècle à qui il doit beaucoup, en dépit de la difficulté de trouver sa place de fils à ses côtés, mais dont l’inépuisable volonté n’a cessé de l’inspirer. »

L’homme qui voulait mourir vivant Michel Rolion
« Moniteur de ski, Alain a 38 ans quand sa vie s’effondre. En moins de dix jours, on lui diagnostique un cancer et Alyson, son âme sœur, prend la fuite sans laisser d’adresse. Convaincu qu’elle est partie à New York, il quitte sa vallée pour tenter de la retrouver.
Sur les traces de son amour disparu, des rencontres bouleversent sa trajectoire dans le dédale des rues new-yorkaises. Chacune d’elles l’invite à revoir ses habitudes, dépasser ses peurs et clarifier ses priorités. Initié par l’étonnant docteur Patterson à de mystérieuses techniques thérapeutiques, Alain va devoir prendre son destin « à bras-le-coeur ». Et si sa vie, la vraie, venait seulement de commencer ?
Ce puissant roman initiatique nous interroge sur les enjeux fondamentaux de l’existence : pour quoi vivons-nous … »

Eden Audur Ava Olafsdottir
« Alba voyage aux quatre coins du monde pour des colloques sur les langues en voie d’extinction. De retour à Reykjavik, elle fait le compte : pour compenser son empreinte carbone, il lui faudrait planter 5 600 arbres. Ni une ni deux, elle repère un terrain de roche, de lave et de sable avec une petite maison. Rien n’est censé pousser là mais Alba y projette déjà une colonie de bouleaux.
Peu à peu, Alba tente d’apprivoiser son jardin d’Éden. Elle s’équipe au rayon bricolage de la boulangerie, prête l’oreille à son voisin qui lutte contre un projet d’usine à glaçons, et s’attache à un jeune réfugié prêt à absorber tout le dictionnaire…
Ode au pouvoir infini des mots, Éden explore notre faculté à déjouer les paradoxes de l’existence, à nous réinventer. Un régal d’humour et d’humanité. »

Je vais m’y mettre Florent Oiseau
« La tragédie du chômage c’est que, arrivé en fin de droits, à un moment il faut s’y mettre. Branleur patenté, Fred n’aime rien tant que les Knacki, les poissons panés, le vin qui tache et Sophie Davant l’après-midi. Se laisser vivre, quoi. Or, la meilleure façon de ne rien foutre, c’est encore d’en faire profession. C’est ainsi qu’en fréquentant par hasard une prostituée, puis deux, de fil en aiguille on devient proxénète en Espagne. Et qu’on se jette au-devant des ennuis. Vraiment à vous dégoûter de s’y mettre… «

Ils appellent ça l’amour Chloé Delaume
« Parce qu’elle a laissé ses amies organiser leur escapade durant ce week-end de trois jours, Clotilde se retrouve dans une ville qu’elle avait rayée de la carte. Ici, il y a vingt ans, elle a vécu avec Monsieur, un homme qui fit d’elle sa Madame sous prétexte de lui faire du bien. C’est ainsi que Clotilde se dépouilla d’elle-même, jusqu’à devenir un simple objet, mais un objet d’amour.
De son assujettissement d’alors, Clotilde a encore honte, et elle a beaucoup de mal à se découdre la bouche pour reconnaître les faits. La preuve : ni Adélaïde, ni Judith, ni Bérangère, ni Hermeline ne connaissent cette histoire, et aucune ne se doute qu’à deux rues de leur location, dans son immense maison, habite toujours Monsieur.
Clotilde se demande si libérer sa parole pourrait aider la honte à enfin changer de camp. »

La tendresse des autres Sophie Tal Men
« Lorsque après un accident, son petit garçon se renferme sur lui-même et décide qu’il n’est plus capable de marcher, Lucie met son existence entre parenthèses pour tenter de lui redonner goût à la vie. Ce parcours de combattante soumet ses émotions, son couple, sa confiance et sa famille à rude épreuve. Mais un invité surprise vient bousculer leur quotidien et leur donner une belle leçon de vie. »

Ascendant beauf Rose Lamy
« Comment se sent-on lorsque les chansons qu’on aime, les films qui nous font rêver, les artistes qu’on admire sont jugés et moqués ? Qu’éprouve-t-on lorsqu’on réalise que ce mépris est la face visible d’un continuum de domination bien plus grand ?
Revenant sur son histoire, Rose Lamy raconte le coût d’une existence déterminée par la classe sociale. La mort prématurée, les emplois aliénants, les déserts sociaux et médicaux… Elle montre tout ce que la figure du beauf et ses avatars permettent d’invisibiliser.
Avec Ascendant beauf , Rose Lamy tisse un récit de la domination culturelle, mais côté dominée. Films, émissions de télévision, livres, souvenirs, elle interroge les formes et les fonctions de ce mépris, porté aussi parfois par le camp politique historique des classes populaires : la gauche. Un essai puissant pour se libérer de cette domination et cesser de (se) trahir. »

Les années glorieuses. Les belles promesses Pierre Lemaître
« Tout commence par un incendie, un bébé… et un sanglier.
Paris est transformé par des travaux titanesques, le cœur d’un homme est écartelé, le monde rural menacé, des femmes sortent de l’oubli, et les membres de la famille Pelletier, toujours plus proches de nous, marchent inexorablement vers leur destin. Au terme d’un effroyable dilemme moral, ce sera l’effondrement ou l’apothéose.
Par bonheur, le chat Joseph veille encore. »

La société très secrète des sorcières extraordinaires Sangu Mandanna
« Franchissez les portes de la Maison de Nulle Part et laissez-vous envoûter…
Mika Moon a toujours – enfin, presque toujours – respecté trois grandes règles. Cacher sa magie (dans les vidéos qu’elle poste en ligne, elle fait juste semblant d’être une sorcière). Faire profil bas (après tout, qu’est-ce que 14 000 abonnés ?). Et rester à l’écart des autres sorcières (sauf à l’occasion de leur sacro-sainte réunion trimestrielle). La jeune femme a donc pris l’habitude d’être seule et a même passé le plus clair de sa vie d’adulte à déménager en prenant garde de ne jamais s’attacher à qui que ce soit.
Un jour, pourtant, elle reçoit une intrigante offre d’emploi : devenir la professeure particulière de trois jeunes sorcières dans une mystérieuse propriété du Norfolk baptisée la Maison de Nulle Part. Et voilà qu’en un coup de baguette magique (et contre toutes les règles élémentaires de sorcellerie), elle se retrouve bientôt mêlée aux secrets de ses quatre hôtes, aussi excentriques qu’attentionnés. Parmi eux, Jamie, bibliothécaire irlandais grincheux mais contre toute attente attirant, est prêt à tout pour défendre ses trois petites protégées. Or, à ses yeux, la nouvelle venue est une menace – une menace incroyablement irritante…
Alors que Mika commence enfin à s’ouvrir aux autres, l’idée d’avoir trouvé une famille – une vraie –, et peut-être même plus, fait peu à peu son chemin dans son esprit. Mais la magie est imprévisible… et si toute cette histoire n’était qu’une bombe prête à exploser ?
Enfourchez vous aussi votre balai magique et laissez-vous ensorceler par cette romance feel good signée Sangu Mandanna qui vous fera rire aux éclats et fondre de bonheur. »

Clara lit Proust Stéphane Carlier
« « Proust. Avant, ce nom mythique était pour elle comme celui de certaines villes – Capri, Saint-Pétersbourg… – où il était entendu qu’elle ne mettrait jamais les pieds. » Clara est coiffeuse dans une petite ville de Saône-et-Loire. Son quotidien, c’est une patronne mélancolique, un copain beau comme un prince de Disney, un chat qui ne se laisse pas caresser. Le temps passe au rythme des histoires du salon et des tubes diffusés par Nostalgie, jusqu’au jour où Clara rencontre l’homme qui va changer sa vie : Marcel Proust. Tendre, ironique et attachant, ce récit d’une émancipation est aussi un formidable hommage au pouvoir des livres. Clara lit Proust est le huitième roman de Stéphane Carlier, auteur notamment du Chien de Madame Halberstadt (le Tripode, 2019). »

Enfin seule Lauren Bastide
« Les femmes ont mis des siècles à conquérir le droit d’être seules, à s’affranchir de la surveillance du père, du mari, de la société. Aujourd’hui, enfin, elles le peuvent. Mais leur solitude reste mal vue. Y compris par elles-mêmes, nombreuses à la vivre comme une souffrance ou un échec.
En mêlant analyse historique et récit personnel, Lauren Bastide invite à changer de regard sur les femmes seules : celles qui ne sont pas en couple, celles sans enfants ou dont les enfants ont « quitté le nid », celles qui voyagent en solitaire, celles qui n’ont besoin de personne – ou essaient, en tout cas.
Il existe dans la solitude la promesse d’une émancipation, d’une estime de soi renouvelée et de la possibilité d’habiter le monde, enfin, à son rythme. La solitude peut être une chance pour toutes les femmes, quels que soient leur âge et leur situation : cet essai donne des clés pour s’en saisir. »

