Club littéraire du 25 novembre 2025. Thème « Rentrée littéraire »

LES COUPS DE COEUR

Finistère, Anne Berest

Les Renaissances, Agnès Martin Lugand

La neige ne tombe pas qu’en hiver, Bruno Combes

L’orpheline du temple, Victoria Mas

Dernière soirée, Lisa Gardner

Requiem pour une dame blanche, Eric Fouassier

Tous les hommes n’habitent pas le monde de la même façon, Jean- Paul Dubois

Les ombres du monde, Michel Bussi

La nuit au coeur, Nathacha Appanah

 

LES LIVRES AIMÉS

Nourrices, Séverine Cresson

La bonne mère, Mathilda Di Matteo

Zem, Laurent Gaudé

L’ultime avertissement, Nicolas Beuglet

 

LES DÉCEPTIONS ET COUPS DE GUEULE 

Les griffes de la forêt, Gabriela Cabezon Camara

Où s’adosse le ciel, David Diop

 

Roman adulte

Nourrices Séverine Cressan

Dalva

Dans un village isolé de France, à la fin du XIXème siècle, Sylvaine, jeune maman, trouve un nourrisson au milieu des bois. À ses côtés, un carnet où est raconté son histoire.

Sylvaine est nourrice, au sens propre, elle nourrit, contre quelques sous, une petite fille de la ville, comme tant d’autres femmes du village.

La petite meurt, et Sylvaine lui substitue ce bébé trouvé afin de ne pas perdre son précieux gagne-pain.

Un lien viscéral la lie à cette petite, qu’il faudra bientôt rendre à sa mère.

 

Ce premier roman est un hymne à la maternité, aux femmes, à toutes ces invisibles qui ont nourri les bébés de la bourgeoisie au détriment parfois de leurs propres enfants.

Enfant désiré, enfant non voulu, misère, soumission, spoliation…tel était le lot quotidien de ces filles et femmes pauvres dans les campagnes françaises.

Le lait maternel était une richesse, et souvent, les femmes allaitantes étaient traitées comme des vaches laitières.

On croise de jolis portraits dans ce roman, des filles fortes, des hommes courageux, des mères exemplaires, mais aussi beaucoup de malveillants, de profiteurs, de monstres humains.

Le côté animiste, onirique peut être dérangeant.

N’est pas Giono qui veut.

J’ai également eu quelques difficultés à croire certains faits horribles concernant les bébés de l’hospice.

Mais ce premier roman reste une réussite selon moi, et nous instruit sur une époque heureusement révolue où la femme était propriété des hommes et des puissants.

Le combat n’est pas encore gagné.

Ne baissons pas les bras.

Magali