LES COUPS DE COEUR
Le fil rompu, Céline Spierer
Le bon Docteur Cogan, Hervé Jaouen
LES LIVRES AIMÉS
Petits dérapages et autres imprévus, Mily Black
La fille qu’on appelle, Tanguy Viel
L’amant de Patagonie, Isabelle Autissier
Un jour, j’ai menti, Samira Sedira
L’écho du lac, Kapka Kassabova
Je l’aimais, Anna Gavalda
Un avenir radieux, Pierre Lemaître
Fille, femme, autre, Bernardine Evaristo
Mudwoman, Joyce Carol Oates
LES DÉCEPTIONS ET COUPS DE GUEULE
Sans haine, sans armes, sans violence, HK
La poésie des marchés, Anne-Laure Delaye

Fille, femme, autre Bernardine Evaristo
Elles sont douze, noires, fortes, ivres de vie et de liberté.
Elles ont de 19 à 93 ans.
Chacune se raconte, certaines vont se rencontrer au hasard de la vie.
Des vies compliquées, car être une femme de couleur n’est jamais simple.
Pauvres, érudites, traditionnelles, homosexuelles, artistes… leurs récits sont puissants, parfois drolatiques, parfois choquants mais toujours remplis d’espoir.
L’espoir d’être enfin acceptées pour ce qu’elles sont, des femmes libres.
L’auteur est britannique et nigériane.
Dans ses romans, elle explore la diaspora africaine dont elle fait partie.
Ce n’est jamais facile, dans notre monde, d’être femme, d’une part, noire d’autre part.
A travers ces récits qui couvrent plusieurs décennies, le lecteur comprend pourquoi ces femmes sont rejetées, malgré des études, du talent, toujours renvoyées à leurs origines, toujours obligées d’être mieux, plus, de se justifier.
Ce roman est une symphonie à 12 voix, toutes différentes, toutes pareilles.
Un roman sans point, ce qui ne gâche absolument pas la lecture mais nous emporte comme dans une farandole.
Du rythme, de la musique, si cher aux cœur de l’Afrique.
La mise en page est audacieuse, c’est une expérience de lecture qui bouleverse nos habitudes et nous ouvre l’esprit.

Nous nous verrons en août Gabriel Garcia Marquez
Ce roman est un inédit posthume de l’auteur mort en 2014, alors qu’il était affecté de troubles de mémoire, il ne voulait d’ailleurs pas qu’il soit édité. Ses fils, contre sa volonté, ont édité le texte qui tient davantage d’une ébauche que d’un roman qui n’est pas abouti.
C’est le portrait d’une femme de 46 ans qui se rend tous les ans sur l’île où est enterrée sa mère. Après avoir déposé des fleurs sur la tombe , elle passe une nuit avec un homme rencontré au bar de l’hôtel, et ainsi de suite tous les ans avec un homme différent ! Et reprend le cours de sa vie auprès de son mari.

Mudwoman Joyce Carol Oates
Mudgirl, l’enfant de la boue, abandonnée par une mère démente dans les marais, est recueillie par un couple de Quakers, des protestants américains, qui croient en la présence divine dans chaque être humain.
L’enfant grandit, dans ce milieu protégé, et devient la première femme présidente d’une université.
Meredith Neunkirchen, son nom désormais, est brillante, dévouée à son travail jusqu’à l’obsession, intègre et droite.
Pourtant, à l’aube de la guerre en Irak, son esprit et ses certitudes vacillent.
Sur un coup de tête, elle va revenir sur les lieux de son enfance et son passé va resurgir, de plus en plus pressant et douloureux.
Joyce Carol Oates nous a offert de nombreux romans, magnifiques et puissants : Blonde, les chutes…
Celui-ci est peut être le plus intimiste, le plus dérangeant
Comment survivre à une enfance chaotique ?
Comment vivre quand notre mère a voulu nous tuer ?
Les parents de Meredith essaient à tout prix de la protéger de son passé mais les secrets ne sont jamais totalement enfouis. Eux même ont leurs propres secrets et faiblesses cachées.
Ce roman est une plongée dans le psychisme d’une femme détruite par les secrets, rongée par des sentiments qu’elle ne peut contrôler, qui vont l’entraîner au bord de la folie.

