
LES COUPS DE COEUR
La part des flammes, Gaëlle Nohant (Geneviève)
Les chroniques de l’érable et du cerisier – Livre 1 Le masque de Nô, Camille Monceaux (Geneviève)
L’orpheline du Temple, Victoria Mas (Michelle)
Le Barman du Ritz, Philippe Collin (Marie- Odile)
L’île aux enfants, Ariane Bois (Isabelle)
La librairie des chats noirs, Piergiorgio Pulixi (Monique)
LES LIVRES AIMÉS
Le code rose, Kate Quinn (Marina, Michelle)
L’architecte du sultan, Elif Shafak (Monique)
Connemara, Nicolas Mathieu (Monique)
Passagères de nuit, Yanick Lahens (Valérie)
Cosy Love, Anouk Filippini (Isabelle)
LES DÉCEPTIONS ET COUPS DE GUEULE
La malédiction des Flores, Angélica Lopes (Marina)
Leurs enfants après eux, Nicolas Mathieu (Monique)
L’enclave, Benoît Vitkine (Michelle)
La danse des damnées, Kiran Millwood Hargrave (Marie- Odile)
Le livre de Joan, Paul Thurin

Chroniques de l'Érable et du Cerisier. Tome 1, Le masque de Nô Camille Monceaux
Un vieil homme, guerrier samouraï, qui enseigne la rigueur et l’endurance du sabre à Ichirô, ce fils adoptif qu’il a trouvé à sa porte. La voie du sabre est difficile pour ce jeune enfant mais leur vie solitaire dans ces montagnes est adoucie par la présence d’Oba une vieille femme sage et aimante.
Tout le début du livre est une fresque sur la vie quotidienne au Japon du XVIII e siècle. C’est pittoresque et intéressant avec le rythme donné à ce garçon mélangeant les études, et l’étude des plantes en forêt (Oba est un peu guérisseuse) les fêtes et l’entraînement quel que soit le temps ou la saison.
Et puis comme souvent dans les récits japonais l’action s’estompe pour laisser place aux émotions jusqu’au basculement dans la vie d’Ichirô qui doit affronter le départ de son lieu protégé et la perte de son maître et d’Oba.
Le récit est passionnant et plein d’imprévus et si on tremble pour Ichirô les leçons du maître portent leurs fruits.
J’ai adoré ce livre qui se lit sans discontinuer, vif, attrayant, dépaysant et si romantique sur le Japon.

L’Île aux enfants Ariane Bois
Le roman s’inspire d’un fait historique réel et longtemps ignoré : des enfants originaires de l’île de La Réunion sont arrachés à leur famille et envoyés en métropole, principalement dans la Creuse, dans le but de repeupler les campagnes françaises. Présentée comme une chance pour eux, cette migration forcée cache en réalité de nombreuses violences, déracinements et maltraitances.
J’ai beaucoup aimé ce roman malgré le choc et l’indignation qu’il provoque. Je ne connaissais absolument pas cette page de l’Histoire, et la découverte a été brutale.
L’auteure parvient à raconter l’horreur avec pudeur et humanité, en laissant une vraie place aux émotions de ces enfants déracinés. Cette lecture m’a profondément marquée : elle dérange, elle révolte, mais elle est nécessaire pour informer et ne pas oublier.

La part des flammes Gaëlle Nohant
Le livre débute dans le décor des demeures aristocratiques du XIXème siècle … on s’y voit tout de suite. Dialogues vifs dans ce qui sera le drame de cette période : l’incendie du Bazar de la Charité.
On découvre rapidement les 3 principales héroïnes de ce récit : La duchesse d’Alençon aussi belle que bonne qui multiplie des œuvres de charité dans les quartiers les plus misérables de la capitale. Elle entraine dans son sillage Violaine de Raezal une veuve de réputation sulfureuse qui veut se servir de cette relation pour réintégrer le beau monde; et Constance d’Estingel conseillée par une religieuse du couvent où elle a étudié, de rompre ses fiançailles avec un prince polonais Laszlo de Nerac qui postule pour devenir journaliste.
L’événement mondain se transforme en gigantesque drame quand le feu prend à l’intérieur du bazar, et qu’une grande partie des personnes présentes se retrouve dans l’impossibilité de s’échapper. Cette catastrophe est rapportée avec véracité et émotion par les sauveteurs, les personnes rescapées, les hôpitaux… Les descriptions sont poignantes, sans descriptions excessives, mais comme souvent dans ce genre de catastrophe les ragots les plus fous se répandent et touchent tout le monde !
C’est le récit de cet imbroglio qui est mené avec des récits faisant la part belle aux émotions, bien écrit et facile à lire.
C’est un livre magnifique, prenant, que j’ai lu en deux jours et qui ne peut laisser indifférent, et qui compte tenu de l’intensité de cet évènement finit presque bien.

